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Indispensables pour finaliser la mise au point d’un appareil et garantir la sécurité future des équipages et des passagers, les vols d’essais des aéronefs sont une spécificité de Toulouse-Blagnac. Cette activité est générée par la proximité de constructeurs comme Airbus qui assemble ici de nombreux modèles.

Une spécificité de Toulouse-Blagnac

De la Caravelle àAirbus en passant par le Concorde, Toulouse-Blagnac est depuis plus de 50 ans au cœur de l’excellence en matière de construction aéronautique. Cette activité, d’abord nationale, est devenue la première en Europe avec les succès grandissants d’Airbus, la constitution du groupe EADS et la création de la zone d’activités Aéroconstellation  au voisinage immédiat de nos pistes. Ce pôle aéronautique et spatial représente aujourd’hui plus de 40 000 emplois directs et indirects pour la région Midi-Pyrénées et génère une activité importante pour notre plate-forme aéroportuaire : les vols d’essais.

Sur le site de Toulouse-Blagnac, deux constructeurs aéronautiques, Airbus et ATR, développent deux grandes activités :

  • Conception et mise au point de tous les avions qui constituent leurs gammes actuelles et futures
  • Production industrielle sur le site de certains de leurs modèles : A300, A310, A320, A330, A340 et A380 pour Airbus ; ATR 42 et ATR 72 pour ATR.

Impacts et organisation des vols d'essais (Circuits couleur)

Vol d'essai de l'A380

Généralités

Les avions ne circulent pas sur des trajectoires immuables, ceci pour un certain nombre de raisons, qu’elle soient d’ordre météorologique, liées aux performances des avions ou encore liées à la nécessité, pour les services du contrôle aérien, d’assurer la fluidité du trafic sans dégradation de la sécurité, tout en traitant une flotte d’avions hétérogène en termes de comportement (vitesse notamment) et de caractéristiques (taille, …).

L’ensemble de ces contraintes fait que les trajectoires réelles effectivement suivies ne sont pas confondues en une seule, mais qu’à une procédure de circulation aérienne (ensemble de consignes), est plutôt associé un volume contenant l’ensemble des trajectoires possibles dans le respect de la réglementation.

Les « circuits couleur » sont utilisés principalement au bénéfice des « Constructeurs » dans le cadre des essais et certifications de leurs aéronefs.

Utilisation

L’utilisation des « circuits couleur » est strictement conditionnée à la signature d’un protocole par les services de l’Aviation civile, le Centre d’essais en vol et l’exploitant.

L’exploitant doit par ailleurs s’assurer que ses équipages disposent de la documentation relative à la description des circuits et qu’ils sont parfaitement informés du détail de son contenu.

L’utilisation des circuits couleur est souvent associée à un vol d’essai, les procédures spécifiques aux circuits couleur s’appliquent alors de façon additionnelle à celles liées à chaque type de ces vols.

Horaires d’utilisation

Les « circuits couleur » peuvent être effectués du lundi au samedi de 06h00 à20h00 locales.

Environnement

Afin de minimiser les nuisances sonores, quand les circuits sont réalisés par de bonnes conditions météorologiques, les zones fortement urbanisées doivent être évitées. Ces zones sont matérialisées sur les cartes des différents circuits : hôpitaux, cliniques, agglomérations, …

Les statistiques des vols d’essais

Visualiser l'enveloppe des trajectoires des circuits couleur

Circuit JAUNE
Circuit BLEU
Circuit ROUGE par vent du sud (QFU 14)
Circuit ROUGE par vent du nord (QFU 32)

 Mesures de protection des riverains  

Quatre mesures importantes ont été prises pour diminuer l’impact et le nombre des vols d’essais :

  • Il n’y a plus de vols destinés à l’entraînement des pilotes sur le terrain de Toulouse-Blagnac.
  • Les altitudes des circuits « couleurs » ont été relevées et optimisées pour diminuer l’impact sonore des vols.
  • Une partie importante des essais d’Airbus a été délocalisée sur la base aérienne d’Istres dans les Bouches du Rhône. Plus de 18 millions d’euros ont été consacrés à l’aménagement des pistes et parkings de cette base.
  • Au décollage, les appareils prennent un taux de montée plus élevé qu’un vol commercial de façon à atteindre une altitude suffisante à la verticale des limites du domaine aéroportuaire. Cette mesure permet de réduire très rapidement la poussée des moteurs qui représente la source la plus importante de bruit.

 

 Rôle et objectifs des vols d’essais  

Les vols d’essais permettent d’observer en situation réelle le comportement de l’avion, sa manœuvrabilité, le fonctionnement des systèmes qui l’équipent et de compléter les essais au sol en condition d’utilisation. Tous les dispositifs, tous les systèmes se doivent de fonctionner parfaitement.

On distingue les vols dits « de développement » destinés à mettre au point de nouveaux modèles d’avions et à les certifier, des vols de « réception » permettant de vérifier la conformité de l’avion au sortir de la chaîne de montage. A la fin de toutes les phases d’essai, l’avion obtient sa certification. Il est alors prêt à entrer en service commercial.

Bien entendu, les essais de type « critiques » (couper un réacteur en pleine montée, passage dans un nuage givrant, soumission à des vents latéraux forts) n’ont pas lieu au-dessus de Toulouse mais à la verticale de zones totalement inhabitées.

Ce dernier paragraphe a été rédigé en partenariat avec le département des essais en vol d’Airbus.

 

 A voir ...

"Cinq sur Cinq" n°10 (novembre 2004) consacré aux vols d'essais (334 Ko)