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Surveillance de la faune

SURVEILLANCE DE LA FAUNE - COMPRENDRE

Un aéroport et ses abords (espaces verts) sont pour de nombreux animaux (oiseaux, mammifères, insectes) un refuge idéal. Ils n’en demeurent pas moins un danger pour le trafic aérien, surtout les oiseaux. C’est ce que l’on appelle le péril animalier.

Aéroport zone refuge

La plate-forme de l’aéroport offre àdifférents animaux, oiseaux mais aussi mammifères (sangliers, chevreuils, renards, rongeurs ….) des facteurs favorables à leur installation :

  • un large espace de vie (780 ha)
  • des ressources alimentaires (prairies pour les herbivores, rongeurs pour les prédateurs, insectes…)
  • une relative quiétude (le bruit des avions gênant pour l'homme laisse indifférent nombre d'oiseaux et de mammifères)
  • une absence de traitements agricoles sur de vastes surfaces (zone des servitudes de piste)

Face à une urbanisation croissante, de tels milieux constituent parfois de véritables refuges pour certaines espèces et contribuent ainsi à un accroissement important des populations qui les fréquentent.

Superficie aérogare

Les espèces les plus souvent rencontrées sur un aéroport

Les espèces le plus souvent rencontrées parmi les oiseaux et les mammifères, sont :
Oiseaux : buse variable, alouette des champs, chouette chevêche, cormoran, corbeau freux, corneille noire, étourneau, faucon crécerelle, grive musicienne, héron cendré, hirondelle de cheminée, martinet noir, milan noir, moineau, mouette rieuse, perdrix rouge, pie bavarde, pigeon domestique, vanneau huppé (espèces observées sur le site).
Mammifères : sangliers, chevreuils, lapins, souris, rats, campagnols…

Le péril animalier

L’objectif du péril aviaire est de prévenir et d’empêcher toute collision entre un avion et un animal, oiseaux ou mammifères. Aujourd'hui, 700 collisions avec des oiseaux sont enregistrées en France chaque année par l'Aviation Civile. A peu près 15 % d'entre elles sont classées "significatives" c'est-à-dire qu'elles donnent lieu à des retards de trafic (accélérations-arrêts, atterrissages de prudence, endoscopie des moteurs à l'escale) ou à des dommages de toute nature (radômes et bords d'attaque des ailes enfoncés, antennes arrachées, verrières opacifiées, moteurs plus ou moins endommagés...).

La plupart des collisions ont lieu pendant les phases d'atterrissage et de décollage (60 %), à une hauteur inférieure à 50 pieds, c'est-à-dire sur les aérodromes.

La lutte contre le risque aviaire est réglementée en France par un arrêté ministériel. Sur Toulouse, c’est le Service du Risque Aviaire (SRA), composé de pompiers d’aérodrome, qui assure cette mission à l’aide d’un véhicule spécialisé, d’un générateur de cris de détresse et de moyens pyrotechniques.

Le risque sanitaire lié aux insectes

Face aux nombreux échanges et transits internationaux, la plate-forme aéroportuaire est un lieu d’entrée pour de nombreux insectes ou petits animaux transportés à l’insu de tous (colis du fret, cabines des avions, …). Certains insectes peuvent présenter des risques de contamination pour l’homme, d’autres peuvent être nuisibles pour la végétation.
Les contrôles vétérinaires et de douanes permettent de limiter ces risques.

A voir...

Un article sur la prévention du risque aviaire, extrait du "Cinq sur Cinq" n°12 (Juin 2005)

LES ACTIONS MENÉES SUR L'AÉROPORT

De nombreuses observations ont permis de comprendre pourquoi les oiseaux et autres animaux viennent sur l’aéroport et donc d’entreprendre les actions nécessaires pour limiter la présence des plus dangereux pour la navigation aérienne : effarouchement, prélèvement…

La lutte écologique

La présence d'oiseaux ou d’autres animaux sur les aérodromes est souvent due à une source attractive. Il faut donc s'attacher à supprimer tout ce qui peut favoriser la présence des oiseaux dangereux pour la navigation aérienne :

  • Diminution du nombre de proies : l’épandage de grains empoisonnés près des pistes entraîne la limitation des populations de campagnols et autres rongeurs et donc la diminution du nombre de rapaces.
  • Les cultures de céréales entre les pistes, trop attractives pour les oiseaux et les rongeurs, ont été supprimées depuis 2002.
  • La gestion des surfaces en herbe est adaptée aux populations d'oiseaux fréquentant l'aérodrome

Les méthodes d'effarouchement

Les oiseaux étant particulièrement sensibles aux stimuli visuels et acoustiques, de nombreuses méthodes sont utilisées :

  • Cris de détresse : diffusion des cris de détresse spécifiques à partir d'un véhicule équipé de haut-parleurs
  • Moyens pyrotechniques : tir de fusées crépitantes et de fusées longue portée

La vision est le meilleur organe des sens chez les oiseaux. C'est pourquoi l'utilisation des lasers susceptibles de provoquer un envol est à l'étude depuis plusieurs années. Le laser permet aussi d’effectuer un effarouchement la nuit, évitant ainsi que les oiseaux ne restent nicher sur les pistes et empêchant les collisions avec les rapaces nocturnes (chouettes, …).
L’Aéroport Toulouse-Blagnac n’est pas encore équipé de ce système.

Chasse et prélèvements

En dernier recours, l’abattage d’espèces autorisées par le Ministère de l'Environnement a lieu avec des fusils de chasse et des cartouches à plomb. Des quotas sont fixés par arrêté préfectoral.

Concernant la prolifération de lapins, des campagnes de prélèvements sont effectuées chaque année. Ces prélèvements sont réalisés avec des furets. Les lapins capturés sont ensuite relâchés dans l’Aude (repeuplement).

La lutte contre les insectes

  • Insectes dangereux pour l’homme

Dans le cas de la présence signalée par les services vétérinaires ou la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS) d’une espèce dangereuse pour l’homme, ou bien par prévention en fonction des provenances des avions, le service Sécurité de l’aéroport Toulouse-Blagnac met en œuvre une démoustication et désinsectisation systématique des mares et réserves d’eau présentes sur le plate-forme.
Les compagnies, pour leur part, sont chargées d’effectuer les traitements spécifiques à l’intérieur des avions, en fonction du pays ou de la région de provenance.

  • Insectes nuisibles pour l'environnement (papillons, chenilles…) et susceptibles de coloniser la région

Le ravageur du maïs : la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt (DRAF) a mis en place un réseau de surveillance pour prévenir l’arrivée de la chrysomèle du maïs. Sur l’Aéroport Toulouse-Blagnac, des pièges à phéromones ont été installés pendant plusieurs étés consécutifs pour détecter la présence de ce parasite. L’insecte n’a pas été détecté sur l’aéroport.