ÔRIZON Le blog de l'aéroport de Toulouse-Blagnac
Amelie Lens, le monde de la techno a sa reine
Publié le 26 juin 2026
À deux pas des pistes de l’aéroport Toulouse-Blagnac, la Belge la plus rave du monde pose cet été ses platines au Poney Club. Portrait d'une optimiste qui a fait du voyage un mode de vie, et de la techno un langage universel.
Des podiums aux pistes
Avant d'embraser les festivals, d'Awakenings à Tomorrowland, Amelie Lens parcourait déjà la planète. Repérée à 15 ans au festival de Dour, l'Anversoise enchaîne d’abord les podiums entre Londres, Milan, Paris et Athènes. Pour des signatures comme Jean-Paul Gaultier, Levi's ou Maison Martin Margiela, rien que ça. Mais c'est sur une tout autre scène qu'elle se trouve réellement. Adolescente, elle découvre la techno dans un club belge, et n'en repart jamais vraiment. Élevée par sa grand-mère, dont elle a hérité une bonne humeur à toute épreuve, elle troque les défilés pour les platines dès 2014, et offre son premier EP, Exhale, il y a tout juste dix ans, en 2016. Depuis, la trajectoire de vol est fulgurante.
En moins de trois ans, elle passe de DJ locale à phénomène mondial, encensée par ses pairs, Richie Hawtin, Adam Beyer ou encore Maceo Plex.
Une « raveuse » qui vole en tête d'affiche
Aujourd’hui, elle est l'une des rares femmes à avoir conquis le mainstage de Tomorrowland, signé une résidence sur deux saisons à l'iconique DC-10 d'Ibiza et alimenté ses propres labels, Lenske et EXHALE Records, devenus phares pour la nouvelle génération techno. À son compteur, des sets marathon de plus de cinq heures (oui, rien que ça) au Brooklyn Mirage de New York et au Shrine Expo Hall de Los Angeles en 2024, des dates au Mexique, au Guatemala, en Colombie… avec un agenda digne d’un tableau d'affichage des vols dans un aéroport international !
Je me considère comme quelqu'un de vraiment positif et heureux. Quand je joue, ça me rend tellement heureuse, je souris tout le temps », confiait-elle en 2023 à DJ Mag.
Une lumière qu'elle dit puiser dans les choses simples du quotidien, malgré une vie à mille à l’heure passée entre deux fuseaux horaires. Mais c’est sans compter sur la simplicité hors normes de l’artiste. « Le bonheur commence chaque jour par la gratitude, la santé, un toit, de l'eau fraîche dans le frigo », explique-t-elle à NASTY Magazine.

©Daniil Lavrowski
À ses fans, qu'elle appelle « sa communauté », elle accorde énormément d’attention, reconnaissante de ce qu’elle vit. Amelie répond personnellement, lit chaque commentaire et descend volontiers dans la foule. Un héritage direct de sa grand-mère, qui lui demande encore au téléphone fréquemment si elle a bien pensé à les remercier… En 2020 à l’occasion d’un entretien pour Kaput Magazine, elle confie d’ailleurs :
La musique peut nous faire oublier ce qui s'est passé dans nos vies. […] Pouvoir faire de la musique tous les jours, c'est quelque chose pour lequel je suis tellement reconnaissante.
Avec son label-événementiel EXHALE, d'Ibiza à New York en passant par Antwerp ou Londres, elle a souhaité faire de ses soirées des « espaces sûrs et inclusifs » qu’elle revendique pleinement, célébrant l'unité de la rave culture.
Cap sur Toulouse
En 2025, Amelie a franchi un nouveau cap avec AURA, un nouveau show conçu avec High Scream Studios, qui est un studio derrière les productions de David Guetta ou de l'UEFA Euro. Lumière et obscurité, mouvement, structures, la mise en scène a d’abord fait sensation à Santiago du Chili devant 12 000 personnes, avant de poser ses valises dans les plus grands festivals européens, de Pukkelpop à Solidays. « AURA, c'est l'énergie. La mienne, la vôtre, et celle qu'on crée ensemble », a-t-elle écrit sur son compte Instagram.
C'est cette même énergie qu'elle amène cet été au Poney Club (le 26 juin précisément !), plus célèbre open-air électronique de France situé sur le site aéroportuaire de Toulouse. Il reste fort à parier qu’une fois encore le voyage débutera avant même l’embarquement…
Une année 2026 en forme de long courrier
Côté studio, la Belge n'a pas chômé cette année. Après l'EP Serenity, le single Young Forever et un retour aux sources rave avec Falling Into Acid Dreams début 2026, elle continue de tracer sa route entre acid, trance et techno « pur jus ». Une signature d’ailleurs reconnaissable entre toutes. Hard, hypnotique, mais étonnamment lumineuse, à l'image de celle qui la produit. « Je serai toujours une raveuse dans l'âme. Ce dernier morceau, c'est pour ceux qui vivent pour les salles obscures, les lasers et la sensation de se perdre dans la musique ».
Sa tournée 2026 la mènera aux quatre coins du globe, de quoi faire chavirer la planète entière. Le monde de la techno a trouvé sa reine. Longue vie à la reine.
Save the date
Ses principales escales cet été :
- 26 juin : Poney Club, Toulouse-Blagnac
- 27 juin : AURA au festival Solidays, Paris
- 16 juillet : DOUR Festival, Belgique
- 23 juillet : AURA au Paléo Festival de Nyon, Suisse
- 31 juillet : Osheaga Music & Arts de Montréal, Canada
- 8 août : Plages Électroniques, Cannes
- 28 août : Karrusel de Copenhague, Danemark
Tout l’univers d’Amelie Lens, c’est par ici : https://linktr.ee/amelie.lens
Par Séverine Martin


